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 — ❝ Hermeien

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ROSE NOIRE
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HI I'M Hermeien
ROSE NOIRE

▌My Messages : 14
▌Inscription le : 17/06/2011


❝ C'est un secret?
❝ Pièces d'or: 10
❝ Relationships:
❝ Inventaire:

MessageSujet: — ❝ Hermeien    Dim 19 Juin - 17:29



© Gilbert Nightray - Pandora Hearts.
Introduction

• P R E N O M: Hermeien.
• M E T I E R: Paladin.
• A G E: 24 ans.
• H A B I T A T I O N: Capitale.
• G R O U P E: Rose Noire.
• M O N D E: Nouveau monde.

Et en vrai?

• Prénom/Pseudo: Fly, ou Flying Pumpkin.
• Comment avez vous connu le forum?: Pub sur Pretty School.
• Code règlement: Valided by aeriya.
• Personnage prédéfinis ?: [ O ]
Caractère & physique

PHYSIQUE - Il fait noir, dans la chambre.
Les fenêtres grandes ouvertes laissent passer le vent, léger zéphyr nocturnes. Les étoiles brillaient, lumineuses et pales dans le ciel d’encre. La lune laissait passer ses rayons dans la chambre, baignant la pièce d’une légère clarté. Une ombre, longiligne, svelte, sort d’un pan mal éclairé de l’endroit. C’était un homme, il était grand, et se déplaçait avec une étrange facilité dans le noir. Ses pas étaient assurés, fluets, presque discrets. Il se déplace avec agilité, comme un félin. Il se pose, tout proche de la fenêtre. Ses cheveux, d’une couleur aile de corbeau dansent légèrement, au gré du vent d’ouest. Un soupir s’échappe de ses lèvres, alors que ses grands yeux s’ouvrent enfin. Ses pupilles sont d’un or liquide, mais malgré leur beauté, ils restent lointains. Affreusement. Lointains. Il y a cet éclat perdu, cette candeur d’enfant brûlée. Comme si le même vent qui agitait les pans de son manteau sombre, avait dispersé les cendre de ce passé et de ce bonheur. Envolé. Les rires. Les joies. Vous savez, c’est cette même gestuelle qu’ont les gens que vous rencontrez quelque fois dans la rue, dans les bordels, dans les bas-fonds. Cette espèce de lueur éparse, et pourtant diffuse, comme une perfusion de douleur, de souffrance et de mauvais souvenirs au creux des veines. Vous ne les connaissez pas, mais pourtant, vous savez, qu’ils ont une histoire, plus sombre que d’autre. Vous sentez leur flegme, comme s’ils étaient fatigués à chaque instants de leur existence. Et ses soupirs, profonds, lents, réguliers, présents, qui évacuent comme une boule d’allégresse étrange, de leurs poumons. Ces mêmes poumons déchirés par quelconques drogues, anciennes ou nouvelles, ces esprits tiraillés et endettés envers leur propre personne. Ils sont rongés par la haine, par l’angoisse, mais surtout par le regret. Ce sentiment étrange et stupide, qui vous hante à chaque instants de votre vie. C’est pourtant inutile, les regrets, non ? On ne peux changer le court du temps, car c’est son créneau, il court, il court, et ne s’arrête pas. Même pas pour les pauvres humains que nous sommes. C’est ça. Le regard de Hermeien. Ah, oui. Je ne vous avais pas encore dis son nom. Hermeien. Ça sonne étrangement, au creux de mon oreille. Vous savez. C’est comme lorsque l’on essaye d’entendre le bruit des vagues léchant le sable, ce nom. Hermeien. Hermeien. L’apparence de ce nom. L’apparence de cet écho. Comme un souvenir lointain, qui perle le long de son cou comme le pendentif qu’il possède. Une longue chaîne argentée. Il ne s’en sépare jamais. Tout comme son épée. Toujours à sa portée. Une longue, très longue lame. Des glyphes sont dessinés sur le pommeau et sur le fourreau. C’est un bel objet, et relativement utile. Il y tiens. En fait, c’est assez rare, car l’homme ne tiens pas à grand-chose. Cela se compte à vrai dire sur les doigts d’une main. Il y a son amie, enfin, sa petite amie plutôt, mais je vous parle de cela car Hermeien peut avoir cette lumière, dans le regard, cette espèce de petite étincelle farouche et peut être attendrissante. Cela arrive peu, mais elle existe. Tout au fond de ces yeux d’or liquide.

Bien battit, l’homme paraît cependant moins musclé qu’il n’y paraît. Ce n’est pas une de ses personnes bodybuildées à l’extrême, et n’ayant finalement rien dans le crâne. Malgré cela, il n’est pas non plus Hercule, mais compense cette faiblesse par une endurance plus importante que la moyenne. Il couple cette aptitude par une vitesse et une dextérité impressionnante, et l’adrénaline du combat ne fait qu’accroître ses réflexes déjà très travaillés.

CARACTERE - Et voici l’envers du décor.
Oui, il y a toujours les coulisses des êtes, là où personne ou presque personne n’ose s’aventurer. C’est là où les pensées malsaines naissent, où les fantasmes morbides et les désirs parfois même inavoués prennent lentement leurs formes monstrueuses. Les ombres de ses pensées rampent dans le cœur et dans l’âme comme des ombres chinoises, dansantes, hilares et mouvantes, derrière les rideaux tirés que sont les apparences. Tout n’est qu’apparence. Hermeien est synonyme d’apparence, et son conflit intérieur se traduit par une fatigue continuelle. Il y a toujours cette flemme, dans son regard et ses gestes. Cela pourrait presque ressembler à de la nonchalance, mais il n’en est rien. Il y a toujours ces voix insensées qui lui murmurent des paroles doucereuses au creux de l’oreille, et c’est peut être pour ça que ses mots paraissent si… Posés. Tranquilles. Si ils n’étaient dépourvus de la lueur folle et du contenu de ses propos, elles auraient pu êtres sages. Le Roi est toujours présent, il épie, il surveille, espionne, tous. Que ce soit un valet ou un misérable mendiant dans la rue, il craint le coup d’état. Car pour en avoir fait un, il sait que cela existe. Cette attitude trahis sa paranoïa, car malgré son calme apparent, Hermeien est constamment angoissé. Il se sent sans cesse surveillé, et par malheur une personne osait le regarder de travers, il l’exécuterait sur le champ. Étrangement, c’est peut être pour cela qu’il place autant d’affection et d’espoir en Nactias. Celle qui occupe la place la plus importante dans son cœur. Pour prouver au monde qu’il est capable d’affection ? En premier lieu, oui. Il essaye de se convaincre lui-même que c’est le cas, mais non. Il éprouve réellement des sentiments pour la jeune fille. Et le mot éprouver est bien faible. Car il les supportent chaque jours durant sans en savoir la réelle signification. Enfin. Un jour. Il y a songé, à l’amour. Amour. Quel drôle d’idée ! Quel étrange sentiment. Il n’y pensait pas, car l’homme ne s’en trouvait pas assez digne, ou encore moins capable. Il pourrait jeter toute son armée dans une bataille déjà perdue d’avance, il pourrait faire fondre son trésor ou bien liquider tout son personnel pour seule justification une faute qu’ils n’auraient pas commise, jamais il n’ose penser aux sentiments qui seraient capables, à eux seuls, de mettre en péril lui ou bien son destin. Hermeien est peut être un Roi. Hermeien est peut être un fort, mais Hermeien…Hermeien est sûrement lâche, dans le fond.

Colérique à ses heures, si il ne se met pas en pétard tous les jours, ses crises sont souvent spectaculaires. Sa paranoïa et son angoisse sont d’ailleurs là pour alimenter encore plus ces accès de rage folle, lui donnant l’impression que le monde entier se ligue contre lui. C’est plus une incompréhension du monde qui l’entoure, et il paraît aussi désemparé qu’un enfant lors de ces instants. C’est d’ailleurs Nactias la plus à même de le calmer lors de ces moments. Malgré cela, il ne tolère personne, et n’hésitera pas à embrocher de son épée quiconque osera l’approcher ou lui parler. Lunatique, il peut cependant faire preuve de bonne humeur - cela reste relativement rare - et de rester calme, ou sortir faire une promenade. Cela dit, pour ne pas entacher cette fameuse bonne humeur, il n’aime pas la présence d’autrui pour lui parler ou le déranger, et contrairement à ses accès de folie, il vous embrochera joyeusement.




Histoire


Acte I.

L’enfant courrait.
Désorienté, perdu, il cavalait dans les couloirs du château dans la quasi-totale obscurité. Il faisait nuit, mais un éclair, durant quelques secondes, illuminait la scène pour la replonger quelques instants plus tard dans l’obscurité. Jour. Nuit. Jour. Nuit. Jour. Nuit. Et cætera. Il était essoufflé, et ses cheveux aile de corbeau étaient trempés de sueur. Le regard désespéré, harassé, comme si la mort elle-même était à ses trousses. Il traversa le couloir et passa dans un autre bâtiment, se faisant trempé de pluie par la même occasion. Il se dirigea précipitamment vers la salle du trône, et ce qu’il y vit lui glaça le sang.

Il se souvenait des longues matinées passées avec son père. Parfois, celui-ci l’emmenait pêcher, et s’il pleuvait, ils restaient ensembles dans la salle d’entraînement pour croiser le fer. Son père lui répétait sans cesse qu’il serait un grand guerrier, qu’il serait même chef de la garde royale et qu’il pourrait ainsi servir le Roi avec une loyauté sans faille, comme un vrai chevalier. C’est son rêve, de devenir un véritable chevalier. Pas comme ces héros d’opérette, non, une légende même. Connu dans le monde entier, et même plus s’il était possible. Et le garçon hochait la tête avec vigueur sur ses paroles, plein de confiance quand à son avenir. Ces mêmes et longues journées étaient à présent finies, et à la place du large sourire satisfait et fière, sur les lèvres de son père, se trouvait une grimace de douleur baignée de sang. Son corps à terre, l’homme respirait difficilement, et chaque expiration n’était qu’un vague sifflement. Une épée lui traversait le torse, et la plaie béante faisait se déverser une large flaque écarlate en dessous de lui. Abasourdi, le garçon recula d’un pas, avant de se précipiter au chevet du mourrant. Il hurla.

- « SALAUD ! TU N’AS PAS LE DROIT DE MOURIR ! T’AS PAS LE DROIT DE ME LAISSER SEUL ! TU M’ENTEND, SALAUD ?! »

Les lèvres de son père remuèrent faiblement, et il lui prit les mains. Quelque chose de froid s’y glissa. Étonné, le garçon y vit une pierre. Des reflets bleus et argentés dansaient en elle en de fabuleux reflets irisés. Il n’eu pas le temps de comprendre, car un coup de pied violent le fit décoller du sol. Se relevant derechef, et vit enfin son agresseur, et l’assassin. Sa tenue dorée était imbibé de sang, mais ce n’était pas le siens. Un rictus cruel déformait ses traits de tête couronnée, car en effet, il s’agissait du Roi. Ce même Roi qu’admirait son père, les yeux rêveurs. Ce même Roi qu’il avait décidé de servir sans failles, tout le long de sa courte vie. Une vague de rage, de haine et d’effroi se déversa en lui avec une force inimaginable, il serra la pierre, présente dans sa paume, avec autant plus de force. Le dernier héritage de son père. Il lui semblait qu’elle devenait glaciale, mais il n’y prêtait aucune attention. Celle-ci était entièrement focalisée sur l’assassin.

- « Bouges, morveux. »

La colère enfla de plus belle, à présent, il serrait les dents pour se retenir de hurler, mais sa rancœur était telle qu’il ne pouvait s’empêcher de trembler. Un sourire se dessina sur les lèvres du Roi, qui s’avança vers le corps inanimé du vaincu. Lui crachant au visage, il eu un rire mesquin. N’y tenant plus, le petit garçon se précipita vers son adversaire. Et tout devint noir.

La suite, il l’a deviné d’après les différents récit qu’on lui en a fait. Car celui-ci s’était levé dans un lit, mais absolument rien de ce qu’il s’était passé ne lui revenait en mémoire. Mais une chose était sûre, il avait tué le Roi, ce jour là. Il avait donc plus ou moins volontairement fait un coup d’état. Et malgré le fait qu’il ne l’avait pas réellement prévu, le jeune garçon fût proclamé à la tête de l’état.
Le Roi Hermeien.


Acte II.

Deux ans s’étaient écoulés, et la vie avait peu à peu reprit son cours normal. La situation politique s’était stabilisée, et malgré le jeune âge du nouveau souverain, il s’en tirait plutôt bien. Il avait apprit, quelques semaines après la mort de l’ancien Roi, qu’il possédait en fait une pierre d’esprit, transmise par son père juste avant son décès. De ce fait, il en était le Gardien. Ce statut lui conférait puissance, prestige et respect de ses pairs, en plus de sa classe sociale. Tout cela lui monta quelque peu à la tête, et les mots humilité et amour de ton prochain n’eurent bientôt plus beaucoup de sens pour lui et pour son esprit perverti par le pouvoir. Rien ne lui était refusé, aussi, il trouvait tout naturel de désobéir lorsque ses conseillés lui demandaient de rester à l’abri au château. S’échappant par les portes dérobés, les escaliers souterrains ou même plus ouvertement, par les fenêtres, il se rendait en ville en protégeant son visage d’un capuchon noir, couvrant ainsi son visage. C’est lors d’une de ses escapades, qu’il rencontra celle qui volerait plus tard son cœur.

Le soleil était haut, c’était un radieux jour d’été. Les marchands avaient sortis leurs étalages, et de nombreux acheteurs ou simples badauds venaient jeter un œil intéressé à leurs étalages. Hermeien, malgré la chaleur accablante, ne découvrait pas son visage. Son profil était bien connu, et malgré son caractère impétueux et juvénile, voir impudent, il restait d’une extrême vigilance vis-à-vis de cela. Son regard regardait les nombreux articles, vendus sur les étalages. En effet, ils présentaient des objets divers et variés, et il était très intéressant de tous les détailler. Des vases, des bibelots, des bijoux, des animaux, des fruits, des légumes, des céréales, des épices. Toutes ces merveilles étaient sous ses yeux étincelants de curiosité, et que jamais le palais ne pourrai égalé. Zigzaguant entre les échoppes, il traversa quelques rues avant de déboucher sur une place solitaire, aucuns bruits n’y parvenait ou presque, mis à part le brouhaha lointain et étouffé des galeries marchandes et de la petite fontaine qui s’y trouvait. Il s’assit sur le rebord de celle-ci, et prenant un peu d’eau au creux de ses mains, il la laissa dégouliner le long de sa nuque brûlante. Il soupira d’aise, et contempla le ciel quelques secondes. Le ciel était d’un bleu parfait, entrecoupé seulement de quelques nuages effilochés et éparses. Il fut cependant tiré de sa rêverie par un cri, qui se fit entendre un peu plus loin. Il bondit sur ses pieds, et se dirigea rapidement vers l’origine du bruit. Une fille, un peu plus jeune qu’elle était ratatinée à terre. Elle avait de longs cheveux d’un rouge fabuleux, terni par la terre et la crasse, et un homme, debout au dessus d’elle, était en train de la battre à grands coups de pieds en la traitant d’incapable. Sans réfléchir, Hermeien s’élança et se jeta sur le grand type. Surprit, celui-ci chuta à terre. La fille se releva d’un bond, et donnant une large gifle à son sauveur, elle hurla :

- « NON MAIS ÇA VAS PAS LA TÊTE ?! »

Elle présenta milles excuses amères à son agresseur, et lui tendit son bras maigre mais fort pour qu’il se relève. Celui-ci l’envoya balader d’un revers de la main en poussant des jurons indignés. Il épousseta sa veste et fit face au jeune garçon, à qui la baffe avait remise les idées en place. Le Roi anonyme comprit sa méprise, en voyant la réaction de la jeune fille et le panier de course renversé à terre. Tout semblait indiquer en effet, que celle-ci n’était rien d’autre que la personne sous les ordres, ou du moins, l’esclave du type. Hébété, Hermeien pris ses jambes à son coup en entendant les nouvelles insultes du maître dans son dos.

Quelques jours passèrent, le temps que le garçon se remette de l’incident et qu’il puisse y réfléchir, et surtout, à ce qu’il pourrait faire pour réparer cela. Ses obligations ne l’aidant pas à cela, il mit beaucoup de temps avant de pouvoir y penser sans être interrompu. Sa décision fut cependant prise au matin du sixième jour : Il irait de nouveau en ville, et trouverait la jeune fille pour s’excuser. Certain de sa réussite, il parti pour la suite plein d’espoirs. Cependant, il déchanta rapidement au bout de quelques heures de vaines recherches. Il avait décidé de débuter là où tout avait commencé, malheureusement, la ruelle restait désespérément vide. Il avait ensuite fait une ronde dans les différents quartiers, mais cela non plus n’avait abouti à rien. Le Roi hésita à fouiller dans les dossiers de la ville, mais cela trahirait sûrement ses projets. Il devait donc faire cela pas à pas, « à l’ancienne » comme dirait certains, et son statut de souverain n’était pas réellement utile à ce moment là. Et d’ailleurs, s’il prévenait la garde pour traquer la jeune fille, il perdrait très certainement de sa crédibilité au près d’eux et de ses conseillers, en plus des concernés… Décidément. Rien n’était là pour l’aider. Cependant, après deux jours de recherches intensives, il aperçu enfin la chevelure flamboyante de la jeune fille. Son cœur bondit d’adrénaline, et il s’élança à sa poursuite. Elle s’engagea dans une rue sombre, et la rattrapant avec peine, il lui toucha l’épaule pour qu’elle lui fasse face. Son regard parut d’abord surpris, puis un vague ennui et un dédain prit place dans ses pupilles. Il entrouvrit légèrement les lèvres, et s’il ne s’était pas retenu, se serait très certainement sa mâchoire entière qui serait tombée. En effet, ces mêmes yeux étaient d’une beauté époustouflante. Les reflets rougeâtres de ses yeux s’accordait avec perfection à sa chevelure déjà extraordinaire, et il ne l’avait pas remarqué lors de leur première rencontre, mais elle avait un très beau visage, lisse et merveilleux derrière les mauvais traitements subits. Car malgré la délicieuse courbe de son profil, ses pommettes étaient légèrement creuses, signe de faim. Ses mains étaient fines, et des marques rougeâtres ceignaient ses poignets, marque qu’il ne pu identifier sur le coup. Il se rendit tout d’un coup compte qu’il n’avait même pas réfléchis à comment tourner la chose, et la soudaine révélation de la beauté de son interlocutrice ne faisait que le perturber encore plus qu’il ne l’était.

- « Je. Euh. Désolé. Pour… Semaine dernière. Enfin. Je savais pas. Et. Bref… »

La honte venait à présent s’abattre sur lui comme une massue, et il n’eu comme réponse de la jeune fille qu’une expression hilare, et un rire cynique. Elle se détourna et repris son petit bonhomme de chemin. Hermeien regardait sa silhouette s’éloigner, joyeuse, et il ne pouvait que rester hébété sur la route. Il devint rouge comme une pivoine, mais pas autant que l’étaient les cheveux de la jeune fille, et maugréa tout le long du chemin du château. La honte fit peu à peu place à la colère et à l’indignation, elle, jeune fille misérable, qui riait au nez du Roi ! AH ÇA NON ! CELA NE SE PASSERAIT PAS COMME ÇA ! Il était fortement désappointé, voyez vous, le souverain blessé dans son orgueil. Il irait dès demain à sa recherche tiens ! Et il exigerait des excuses sur le champ ! Nahmého. Et c’est évidemment ce que fit Hermeien, et il fut décidé de ses actes jusque dans les rues, imaginant déjà la scène de son imagination fertile. Haha ! Elle ne se moquerait plus ! Et même si elle demandait à l’épouser, il dirait non ! Haha ! Bien fait !

Jusqu’à ce qu’il l’aperçue.
Elle était assise sur un banc, les yeux rêveurs. Et tout le courage, la colère, et l’indignation dont il s’était armé tomba tel un château de carte. Il essayait de les rattraper, mais ce fut peine perdue. Il trembla d’une rage impuissante, et fixa de ses yeux haineux la jeune fille qui ne l’avait pas vu, perché sur un toit. Hého ! Regardes le petit Roi ! Il est en colère, contre elle, pour être elle-même, et contre lui, parce que c’est un imbécile incapable. Incapable, et impuissant. Alors il l’avait observé. Durant les longues heures où elle serait assise là sans rien faire, et quand elle marchait dans la rue pour faire les courses ou aller vaquer à ses occupations. Il l’avait même suivi jusqu’à chez elle, enfin, jusque chez son maître pour être exacte, et il traquait ses entrées et ses sorties avec une impatience gamine. Cela faisait presque deux mois qu’il jouait à ce petit jeu, et c’est le plus naturellement du monde qu’un jour, elle arriva dans son dos et l’entraîna dans une rue solitaire. Elle planta son regard dans le siens, celui-ci lançait des étincelles contrariées et de colère.

- « Arrêtes de me suivre. Pigé ? »

Hermeien fut une nouvelle fois prit au dépourvu, car il croyait, non, il SAVAIT que sa filature était parfaite. Cela venait du soi, car c’était lui qui la faisait voyons ! Ne soyez pas stupide. Alors cette fille, en plus d’être belle, c’était une sorcière. Rhaga. Une sorcière. Non, il divague de son cerveau borné et incompris, je vous rassure tout de suite. Aussi, il ne répondit pas, mais tira la langue avec désinvolture et rentra aussitôt au château, laissant l’inconnue seule. Il partait avec une démarche solennelle, qui se voulait conquérante, mais qui frisait le ridicule plus qu’autre chose. Il entendit pouffer derrière lui, mais ne se retourna pas, au contraire, il gonfla le torse et les joues - joues qui au passage sont invisibles aux autres, de par son capuchon, mais ça il s’en fichait éperdument. - C’est ainsi que se déroula leur deuxième rencontre.

Il avait continué de la suivre, mais de plus loin cette fois, ne voulant plus se faire prendre - il ne pourrait plus partir si dignement -. Et c’est ainsi qu’il apprit la ruine du maître de la jeune fille. Il voyait les meubles se vider de la maison, le panier des courses qu’elle ramenait lentement s’amaigrir et l’air encore plus fatiguée de l’esclave. Étrangement, cette souffrance la rendait plus belle encore. C’était peut être un état de grâce, sans l’être pour autant, mais cela plaisait au petit Roi. Seulement, le jour fatidique vint.

Hermeien avait guetté déjà tôt le mâtin la sortie de l’objet de son attention, et c’est escorté de deux hommes inconnu qu’elle avait quittée la maison. Intrigué, il les suivit discrètement, pour arriver jusqu’aux bas-fonds de la capitale. Il ne s’y était jamais aventuré, préférant de loin la beauté des lieux propres et pittoresques du centre ville. Mais ici, la laideur avait remplacée la beauté. Le sol était sale, l’odeur embaumant l’air était un mélange de charogne, de nourriture en décomposition, d’égout et de déjections, humaine ou animale. Il s’était enveloppé la partie basse du visage d’une écharpe, afin de minimiser les relents abominables des lieux. Il arrivèrent enfin sur une place, grande et peuplée d’hommes et de femmes. Certains étaient en cage, parfois nus, d’autres hurlaient des chiffres misérables tandis qu’un homme, un peu plus surélevé montrait du doigt l’un ou l’autre des prisonniers. Le marché aux esclaves. Une boule se noua dans sa gorge, et il se noya dans la foule nauséabonde. Quelques humains furent vendus, puis arriva le tour de la jeune fille. Elle restait fière, et son regard impérieux regardait avec dédain ceux qui la fixaient de leurs yeux avides. Qu’importe l’endroit ou le vêtement, elle avait à cet instant là l’allure d’une véritable impératrice.

- «  NACTIAS ! 12 ans ! Les enchères commencent à 4 écus ! »

Nactias. Nactias. Il huma l’air quelques instants, comme s’il pouvait percevoir l’odeur de la jeune fille. Nactias. Nactias. Même prononcé par ce gros lard, son nom raisonnait avec superbe dans ses oreilles, et avait comme un étrange écho jusqu’au plus profond de son âme. Le prix misérable lui retourna l’estomac, et alors que les enchères montaient peu à peu, le vendeur hurlait ses capacités et ses tailles, avant de scander.

- « Holà ! 67 écus ! Cela monte, cela monte ! C’est notre plus belle enchère de la journée ! Qui dis mieux, qui dis mieux !? »

Hermeien s’avança, agacé. La jeune fille eu un regard surprit de le voir ici, mais son regard devint deux billes rondes de stupeur lorsqu’il hurla, au dessus du brouhaha de la foule.

- « 200 PIECES D’OR. »

Tous se turent, et des murmures s’échangèrent dans la lambada d’acheteurs. Le vendeur se pencha, et lui murmura d’une voix qui se voulait consolante mais qui trahissait son hilarité.

- « 200 pièces d’or !? Tu n’es pas sérieux mon petit ! Enfin voyons, rentre chez ta maman, c’est plus sage. Laisse les grands à leurs affaires, cela vaut mieux ! »

Hermeien décrocha sa bouse de sa sacoche, et la jeta au sol, au pied du vendeur. Les pièces d’or sortirent pour la plupart du sac, se déversant sur les pavés crasseux. L’homme glapit, et récupéra son butin. Ne leur laissant pas le temps de se remettre, le garçon pris Nactias par la main et l’entraîna hors de l’endroit. Ils pouvaient entendre au loin les hurlements des hommes qui se battaient pour la moindre pièce, comme des bêtes sauvages et monstrueuses, laissés à leur misérable existence. Ils s’enfuirent de l’endroit, mais malgré cela, Hermeien n’avait absolument aucune idée d’où aller. Enfin, l’endroit le plus probable était le château, mais trouver une excuse pour que sa jeune « amie » y vienne. Bon, il y réfléchirait plus tard. De toute manière, aux dernières nouvelles, c’était lui et uniquement lui qui prenait les décisions dans cette baraque, non mais vous jure. Aussi, c’est sans hésitation qu’il entraîna Nactias jusqu’à sa demeure. Celle-ci resta silencieuse devant le porche, et même jusqu’à la chambre qui lui fut prêtée. Le jeune garçon lui laissa le temps de s’installer, et c’est ainsi que la donzelle débarqua.

Acte III.


C’était frustrant n’est-ce pas ?
En fait, c’était même pire que frustrant. Cela le mettait dans une colère noire, notre jeune Roi. Nactias habitait ici depuis presque cinq ans, et jamais, ou presque jamais elle ne lui adressait la parole. Il l’avait bien invité une ou deux fois à sa table, le soir pour dîner, mais elle restait pieusement silencieuse. Il se demandait parfois si elle avait des coutumes religieuses qui lui interdisait le silence, mais jamais il ne lui posait la question, car il savait pertinemment que ce n’était pas le cas. Il avait beau subvenir à tout ses besoins, il avait beau la couvrir de cadeaux, jamais elle ne cédait, et elle ne céderait jamais. Pourtant, il savait, grand Dieu il savait qu’il en était à présent maître, mais c’était plutôt elle, qui le baladait au bout d’une laisse. Il avait énormément hésité, à parfois la mettre au cachot, histoire de lui apprendre les bonnes manières, mais jamais il n’avait franchit le pas. Il l’aimait trop pour cela. Enfin, il ne s’avouait pas à lui-même. Pour se justifier, il se disait qu’il fallait qu’il en soit ainsi. C’est comme beaucoup de chose. Pourquoi est-ce que tu te comporte comme un gamin Hermeien, au seuil de tes 17 ans ? Parce que. Et bien qu’il en soit ainsi, reste borné, mon petit souverain. Aussi, c’était toute cette retenue mêlée à ce désir qui le tiraillait un peu plus chaque jour, et c’est d’ailleurs cette situation qui lui créa ce caractère, à fleur de peau. Il suffisait en effet d’une petite chose qui n’allait pas pour que tout explose, au sens propre comme au sens figuré. Et il y avait toujours cette saleté d’impression. Vous savez, comme un truc qui vous démange. Vous avez beau vous gratter, vous n’arrivez jamais à vous en débarrasser. Et Hermeien n’était pas dans un meilleur état. Paranoïaque, celui-ci se demandait si Nactias lui appartenait réellement. Car il pensait à son ancien maître. Elle avait sûrement beaucoup plus d’estime pour ce salaud que pour lui, alors que lui… Il lui donnerait tout ce qu’elle souhaiterait. Absolument tout. Alors que l’autre, il la battait. Il l’a malmenait. Il l’avait même revendu. Alors pourquoi y avait il cette préférence ? Pourquoi n’était elle pas reconnaissante ? Même un peu ? Pourquoi est-ce qu’elle continuait à l’ignorer ou du moins, à se moquer de lui alors qu’il était son sauveur et son mécène ? Cela l’enrageait. Parce qu’il était absolument incapable de le lui dire en face, et encore moins capable d’envoyer quelqu’un le lui dire. C’était tout bonnement impossible. Il serait la risée de tout le royaume, et elle serait en première ligne pour se moquer de lui. Et depuis quand est-ce qu’un Roi tombe amoureux d’une esclave… Décidément, la vie était bien trop compliqué, de nos jours.

C’est dans cet état d’esprit fort tumultueux qu’il s’était couché, cette nuit là. Son lit lui paraissait bien trop grand, et les esprits bien rieurs, pour qu’il puisse fermer ne serait-ce qu’un œil. Aussi, il décida de se lever, s’habilla, enfila son manteau noir de jais et pris son épée. Il irait se promener dans les jardins, cela lui ferait le plus grand bien. Il était en manque de sommeil, et aussi, de longues cernes s’étiraient en dessous de ses yeux, comme les ailes d’un oiseau orageux. En descendant les escaliers, il songeait que bien des choses et des gens avaient décidés de se liguer contre lui. Il aurait beau se débattre comme un animal en cage, il resterait prisonnier de ce destin décidément bien malchanceux. Il soupira, en inspectant les alentours. Le château était bien silencieux, cette nuit. Aucunes femme de chambre, ni gardes, ni rien. Même les animaux et le vent avait décidé de se taire, comme si le temps lui-même s’était arrêté. Le jeune garçon se déplaçait silencieusement, comme s’il ne devait pas troubler cette bulle de calme et de sérénité. Il inspirait l’embrun nocturne avec délice, et savoura l’odeur légère. Il était seul, aussi, personne ne pourrait le déranger. Pas même Nactias. Il choisissait avec soin de ne pas la croiser trop souvent, et sans réellement s’en rendre compte, peut être qu’il bombait légèrement le torse lorsqu’elle passait, qu’il faisait semblant de ne pas la voir alors qu’il avait grand peine à ne pas se retourner pour admirer sa silhouette fine et svelte. D’ailleurs, il se frappait la tête contre un mur quelques secondes plus tard, essayant de chasser son image de son esprit avant de rentrer dans sa chambre pour hurler comme un hurluberlu. En fait, elle égayait ses journée comme pouvait le plonger dans une dépression la plus profonde. Décidément, il l’hainait.

Hermeien fut cependant tiré de sa rêverie, car il entendit un cri étouffé, dans un couloir voisin. C’était celui qui longeait les jardins. Les colonnes, pour soutenir le lourd bâtiment, faisaient planer leurs ombres fantomatiques sur les murs et le sol de pierre, tandis que la lune laissait elle aussi sa lumière blafarde illuminer les lieux visiblement déserts. Le jeune homme se cacha dans un pan d’obscurité, et tenant prudemment sa main sur la poigne de son épée, il jeta un regard dans le couloir, vers l’origine du bruit, et ce qu’il y vit le fit presque chanceler. C’était Nactias, en compagnie d’un homme. Je vous rassure, ils n’étaient pas là pour compter fleurettes, car celui-ci était en train de l’étrangler. Les tripes de Hermeien se tordirent, c’était comme s’il était à sa place, et que son propre cou était enserré des mains calleuses de l’homme. Il le reconnu tout de suite, il s’agissait de l’ancien maître de l’esclave, qui, semblait il, voulait l’emmener avec lui. Malade de rage, le jeune garçon dégaina son épée, et se précipita sur son adversaire. Surprit, il desserra son emprise, et Nactias pu se libérer de l’étreinte mortelle. Elle se dégagea rapidement, et vint s’adosser contre le mur en toussant. Le maître déchu tenta désespérément de dégainer son arme, mais Hermeien ne lui en laissa pas l’opportunité. Saisissant l’ouverture, il lui asséna un large coup dans le ventre, déchirant son manteau et libérant les tripes de son ventre. Le sang gicla, et une grande partie de celui-ci vint tacher les vêtements du souverain. Le vaincu s’écroula sur le dos, se tordant comme une larve et gémissant comme une fillette. Le Roi le fixa de son regard implacable, lui écrasant les doigts de sa main droite. L’homme hurla de plus belle, mais personne ne viendrait le secourir. Il murmura.

- « Elle est… A moi… »

Dur, le regard de Hermeien devint haineux. Il écrasa les doigts de l’homme de plus belle. Jamais il n’aurait du dire ça, et même les milles souffrances des enfers ne pourrait le repentir du blasphème qu’il venait de proférer. Brandissant son épée, il la lui planta dans le torse, en plein milieu du sternum. Un tremblement d’agonie vint le secouer une dernière fois, avant que celui-ci ne rende définitivement l’âme. Quelques secondes passèrent, des instants qui lui parurent êtres une éternité. Lui, était mort, à présent. Il n’y avait plus rien, qui ne pouvait s’opposer entre lui et elle. La démangeaison, avait enfin disparue. Mais, il savait pourtant, oh combien il el savait, que jamais elle ne s’offrirait complètement à lui. Il serra de plus belle sa prise sur le pommeau de son arme, se mordant la lèvre inférieure pour retenir ses larmes, qui malgré la douleur qui lui transperçaient les entrailles par la honte, l’envie et la souffrance. L’âme par la blessure que lui infligeait sa propre stupidité, et physique, son propre sang commençait à perler le long de ses lèvres, suite à la morsure violente qu’il s’imposait. Malgré cela, il les sentaient, les larmes d’impuissance se déverser sur ses joues. Il répondit au défunt, d’une voix sombre.

- « Jamais. »

Il se retourna, les dernières larmes avaient désertés son regard, qui était maintenant décidé. Il planta son regard doré dans les pupilles écarlates de Nactias, qui se tenait machinalement le cou. Hermeien se dirigea vers elle d’un pas rapide, et prenant son bras pour lui éviter toute fuite, il la plaqua contre le mur. Capturant ses lèvres tant désirées, il lâcha son épée qui tinta sur le sol en retombant. Il passa sa main maintenant libérée dans le bas de son dos, l’obligeant à rester près de lui. La manière douce n’avait pas marché, c’est donc en la forçant quelque peu qu’il parviendrait à ses fins. Il la souleva du sol avec facilité, c’est qu’elle n’était pas bien lourde, et la transporta jusqu’à sa chambre. Combien de fois y avait il songé, à ce rêve fou ? A cet espoir insensé ? Beaucoup de fois. Assez pour en devenir fou. Assez malade en tout cas pour qu’il ne puisse songer à autre chose. Il arriva enfin dans sa chambre, et déposa Nactias sur le lit. Lui couvert de sang, le sang de la personne chargée d’elle il y avait quelques année, et elle, venant d’assister à ce meurtre. Ou à ce sauvetage ? Il n’en avait aucune idée. Et à vrai dire, il n’en avait rien à foutre. Retirant son long manteau taché, il respira l’odeur de la personne tant désirée à plein poumons.

Hermeien ouvrit difficilement les yeux, le soleil entrait en de grands rayons dans la chambre. Il regarda le plafond, le regard hébété. Quelque chose clochait. Ce n’était pas comme d’habitude. Ce n’était pas comme ces longues matinée à traîner dans cette pièce sans réelle présence humaine. Il se releva à moitié, plaquant sa main sur son front. Il était à moitié déshabillé, pour ne pas dire presque nu. Voilà autre chose de différent. Puis, tout lui revint en mémoire. Hier. Le soir. La nuit. Il regarda Nactias, couchée à sa droite, les draps recouvrant son corps tout autant dénudé que lui. Il la fixait de ses deux grand yeux ronds et étonné. Non. Ce n’était pas possible. FATAL SYSTEM ERROR. 404 NOT FOUND. L’url demandé n’est pas attribué. C’était tout bonnement IMPOSSIBLE. Et. Elle. Là. Lui aussi. Dans ce lit. Dans ce même lit. Non, il ne pouvait pas rester ici. Le jeune homme sorti du lit, et préférant ne pas réveiller Nacias, n’ouvrit pas l’armoire à vêtements. Tant pis. Il se rhabilla de la même manière que la veille, certes ils étaient tachés - pour ne pas dire complètements imbibés - de sang, mais il ne pouvait pas rester ici plus longtemps. Dévalant les escaliers, il se précipita vers son bureau. Il avait laissé beaucoup de paperasse s’accumuler, et c’est avec une joie sans borne qu’il s’y plongea sans hésitation. Plusieurs semaines passèrent ainsi, sans qu’Hermeien n’ose approcher ou apercevoir la jeune fille. Ce petit jeu dura, dura, et dura encore. Les mois finirent par passer eux aussi. Ils ne se croisaient jamais, ou presque jamais, et si par malheur cela arrivait, Hermeien enfonçait son visage dans son cou et traversait la distance qui la séparait en de longues et rapides enjambés, et c’est seulement lorsqu’il fut dans un autre couloir, ou une autre partie du château, qu’il soufflait enfin. S’il en avait la possibilité, avant de la croiser, il prenait carrément un autre chemin, bifurquant au dernier moment et évitant donc cette rencontre gênante. Abattant une somme de travail monstre durant la journée, c’est à moitié assommé qu’il partait se coucher. Ainsi, il ne permettait pas à son imagination de parvenir jusqu’à Nactias. Ses journées étaient à présent réglées comme du papier à musique, cette monotonie et cette rassurante assurance du lendemain lui permettait de garder plus ou moins le cap. Savoir que demain se passerait exactement de la même manière qu’hier ou aujourd’hui le rassurait. Seulement voilà, cette tranquille petite mise en place fut bouleversé l’espace d’une soirée, qui suffirait à elle seule pour tout chambouler.

- « Non. Je n’irais pas. »

Le premier ministre se frappa le front du plat de sa main, le jeune souverain avait certes, toujours été borné, mais en cet instant, il ne comprenant pas ses motivations. Il le supplia encore quelques minutes, puis le Roi céda enfin. De quoi parlez-ils, me dites vous ? Et bien, d’un bal qui devait être organisé tous les ans, et dont l’organisation se déroulait au château. Tous les dignitaires et les hommes fortunés de la capitale y étaient conviés, et s’aurait été le comble de l’horreur si le chef d’état ne s’était lui-même pas présenté, alors qu’il en était l’hôte. La fantaisie de cette année était le masque, en effet, tous seraient plus ou moins anonymes et personne ne pourrait reconnaître personne. Enfin, cette seconde partie du jeu le laissa perplexe, sachant que certains ne sauraient taire leurs identités. Évidemment, lui ne pourrait passer inaperçu, ne serait-ce qu’à cause de son costume ce jour là. Et malgré l’anonymat, il y aurait toujours un groupe pour l’importuner. Il réfléchis quelques minutes, et l’illumination vint. Il se frappa légèrement le poing droit dans la paume de sa main gauche, et un sourire satisfait illumina son visage. - Chose qui n’était pas arrivée depuis bien longtemps. - Il ordonna que l’on convoque le couturier, et à l’annonce de son projet, celui-ci se mit à rire. Il parti de la salle, et un air amusé l’auréolait de bonne humeur. Hermeien termina le travail de sa journée avec entrain, et à quelques minutes à peine du bal, il revint voir le travail du couturier. Sa petite fée avait bien travaillée, et il le remercia. La soirée risquait d’être amusante.

La grande salle avait été aménagée exprès pour cette occasion. De longs rideaux écarlates avaient remplacés les draps quotidiens, et d’immenses tables avaient été installées. Les nombreux invités s’étaient scindés en plusieurs groupes qui s’échangeaient les derniers potins et parlaient des nouvelles modes. Le jeune roi entra dans la salle, mais personne ne se retourna. Personne non plus ne le suivit du regard, ou lui accordait une révérence. Il pouffa légèrement derrière son masque, et capta son reflet dans un miroir croché au mur. Ses vêtements étaient d’un noir profond, tirant légèrement vers le bleu marine. Quelques dentelles sombres étaient disséminés sur ses manches et sur son chapeau sophistiquement mais sobrement décoré de plumes. Noires elles aussi, mais possédant comme son costumes, de très légers reflets océan. Son masque enfin, couleur ténèbre, lui recouvrait tout le haut du visage, et malgré le fait que l’on pouvait très bien voir ses lèvres et sa mâchoire, cette tenue insolite et cet ensemble si bien ajusté que l’on ne pouvait le reconnaître. Tout au plus, il pouvait être reconnu comme un marquis distingué ou un aristocrate quelconque, et non pas comme l’organisateur de cette soirée. Il se dirigea vers un groupe de personne, et les salua brièvement, les présentations n’étaient pas obligatoire, ainsi il fut dispensé du pénible exercice que de se trouver une identité valable. Ils reprirent le cours de leur conversation.

- « Et bien ! Notre souverain n’est pas très ponctuel. Et quelle idée de lui donner le trône si jeune… Alors qu’il n’a même pas 18 ans ! 

- Et qui de plus assidu aurait pu prendre sa place, chère madame ? » Lui susurra Hermeien.

La femme, surprise du ton mielleux de l’inconnu, répondit cependant avec plus ou moins de gêne. - « Et… Et bien. C’est qu’il est jeune. Et nous faisons tous des erreurs, lorsque nous sommes jeunes. »

La stupidité de cette dame l’aurait fait franchement éclaté de rire s’il n’avait pas été devant tant de gens, et cette hilarité se traduisit par un léger sourire sur son visage. Quittant ce premier groupe, il papillonna parmi d’autres durant la soirée entière. Il apprit ainsi à quel point il était aimé - cette phrase est évidemment ironique -, et chaque paroles prononcées contre lui ne lui tirait qu’un léger sourire. Il avait bien fait de venir en inconnu. Puis après quelques minutes, l’orchestre se mit à jouer, et chacun des hommes venait inviter ses dames à danser. Lui, préférait rester en retrait, et regarder ces personnes à la beauté amusante et parfois touchante, qui dansaient avec plus ou moins de dextérité. D’autres encore, faisaient la cours comme des paons. C’est d’ailleurs ces dernières personnes les plus bruyantes, vantant à grands bruits leurs exploits réels ou non, pour attirer la curiosité et l’admiration des jeunes donzelles en chaleur. Ces petits rites le faisaient tristement et nerveusement rire, car dans chaque sourires hésitants, chaque gestes, chaque regards tendres, il reconnaissait sa maladresse et son imbécillité. Il allait quitter la salle, lorsqu il entendit une voix dans son dos :

- « M’accorderiez vous cette danse ? »

Il se stoppa. Cette voix. Ce timbre. Cette espèce de distance imposée et pourtant doucereuse. Ce volupté implacable. Cette douceur cruelle. Non. Ces mots ne lui étaient pas adressés. Ils étaient sûrement destinés à cet homme, là bas, ou alors à cet autre, un peu plus loin. Mais certainement pas à lui. Tous. Sauf à lui. Il n’était rien, et elle lui avait très bien fait comprendre à présent. Il serra les dents. Hermeien. Oh mon Hermeien. Pourquoi es-tu Hermeien. Pourquoi es tu si con quelques fois ? Après tout. Il pouvait toujours quitter cette salle, ici, maintenant, il n’y aurait personne pour le retenir n’est-ce pas ? Il irait se cloîtrer comme une none dans son bureau, en se maudissant d’être venu. Et après avoir passé de longues heures dans celui-ci, tout en s’assommant de paperasses, de regrets et en se frappant la tête une bonne centaine de fois contre le mur avec violence et stupidité. Ensuite seulement il irait se coucher, sans que Son image ne parvienne à percer les ténèbres de sa nuit. Cette même nuit, qui durait depuis presque neuf ans. Et le lendemain, il se souviendrait avec une étrange nostalgie de cette soirée mesquine, à observer le peuple, derrière son masque. Hermeien, portes-tu toujours ce masque d’hypocrisie et de désillusion ? Celui qui malgré le temps, n’ose pas tomber. Je pense, cher ami, qu’il serait sage de le retirer à présent. Cette même mascarade ridicule. Le souverain anonyme se retourna. Nactias se trouvait devant lui. Il lui avait offert beaucoup de robes, et de présents inutiles. Il s’était souvent reproché pareille attitude, mais en la voyant ainsi, parée de fabuleux bijoux et vêtue d’une superbe robe aux teintes noires, dorées et carmins, s’accordant avec délice à ses yeux et ses cheveux de rubis, il ne regretta plus rien. Il ne pipa mot, et son visage ne trahissait aucuns sentiments particuliers si ce n’est une légère surprise, et lui pris la main qu’elle lui tendait. Il eu la très vague impression de voir quelque chose sur ses lèvres, comme un sourire imperfectible, mais ne releva pas. Ils se rendirent sur la piste, rejoignant ainsi la multitude de danseurs déjà présents. Personne ne les regardait, ils ne dansaient pas plus gracieusement que les autres non plus, il n’y avait personne pour former un stupide cercle autour d’eux et de les regarder comme des êtres divins et béats. Ce n’était pas un de ces films de princesses, dans lesquels se rencontrent un prince et une fille sans histoire, et tombent follement amoureux l’un de l’autre sans de pourquoi ni de comment. Il sentait la chaleur terrible qu’elle dégageait, et ses pupilles étaient un étrange mélange de désespoir et de chagrin, mêlés à une mélancolie profonde et une autorité impartiale mais flegmatique. La musique se déroulait, les pas s’enchaînaient, et derrière son masque, il dévorait son regard, ce même regard qu’il avait tant espéré, qu’il se pose un jour sur lui. Hermeien désirait que cet instant se déroule, mais n’en finisse jamais. Danser. Danser. Jusqu’à l’éternité. Le morceau était long, et beau, ayant des consonances étranges et dissonantes. Seulement voilà, le temps passe et s’effiloche. Et ils durent se séparer, tandis que les dernières notes s’envolaient vers la voûte du plafond haut, sur lequel étaient peints des anges. Mais malgré la beauté des lieux, il ne pouvait détacher son regard de celui de Nactias. Mais, malgré cela. L’avait elle reconnu ? Cette question, pourtant primordiale, il n’y avait pas songé. Et se rendre compte que la jeune fille s’était peut être trompée, après tout. Cette soudaine prise de conscience le fit chavirer quelques instants, mais il ne se démonta pas. Ils allaient se séparer, et Hermeien ravaler sa fierté, lorsqu’elle lui prit le bras, le forçant à la regarder de nouveaux. Il eu la sale impression de passer aux rayons X, malgré le fait qu’il savait pertinemment son identité. Elle approcha ses lèvres de son oreille, et lui susurra tout bas.

- « Merci. Mon Roi. »

Un frisson immense lui parcoura l’échine, comme si on venait de poser un glaçon sur son dos. C’est à ce moment là qu’il su, avec la plus grande des certitudes la suite des évènements. Il déposa un baiser sur ses lèvres, qu’elle lui rendit calmement. Les doigts fins de Nactias passèrent autour de son visage, tandis que certains commençaient à remuer dans la foule. Certaines commentèrent derrière leurs éventails, d’autres rougirent, mais tous n’avaient qu’une seule et même envie : Savoir qui était le jeune couple. Ils avaient vu le jeune homme se baladant, dans la soirée, mais la jeune fille quand à elle était restée dans l’ombre d’un rideau, tout aussi écarlate que sa robe. Elle s’était montrée plus discrète, mais certains eux aussi l’avaient remarqué. Sans pour autant savoir son identité. Posées sur son visage, les mains de celle-ci s’attardèrent sur son masque, qu’elle défit lentement. Les rubans de soies tombèrent uns à uns au sol, puis la protection anonyme tomba. Des cris surpris et de protestation gagnèrent la foule, amassée cette fois dans un espèce de cercle difforme et lointain. Le regard doré de Hermeien s’ouvrit enfin aux lumière, ses cheveux noirs tombants en bataille autour de son visage et de ses pommettes. Le Roi dévoilé pris la demoiselle par la main, et commença à courir. Voyant qu’avec ses talons elle avait un peu de mal à suivre, il l’a pris dans ses bras, traversant couloirs à toute vitesse et essayant de se perdre lui-même dans cette multitude. Il ne retournerait pas dans sa chambre, c’était justement à cet endroit qu’ils iraient le chercher et attendraient des explications. Il réfléchis quelques secondes encore, puis parvint à la conclusion que le bureau serait un endroit plus tranquille. En effet, quelques semaines plus tôt, il avait fait installer une serrure sur la porte, ayant en horreur les passages en coup de vent de personnes diverses et variées. Il referma la porte derrière eux et jeta la clé à terre, qui comme l’épée la dernière fois, tinta au sol légèrement. Attirant Nactias contre lui, il l’embrassa une nouvelle fois, et alors qu’il envoyait en même temps valdinguer le bureau d’un grand coup de pied, il l’allongea sur le tapis juste en dessous. Les papiers de bureaucrate et des traités quelconques volèrent en une magnifique pagaille dans la pièce, et le lourd meuble en bois avait justement souffert de cette soudaine et inopinée chute. Et tandis qu’il retirait le masque de la jeune fille, ils entendit des bruits de pas précipités dans le couloir. Les autres invités n’avaient pas perdus de temps, et il imaginait sans peine les femmes essayant de les retrouver pour les surprendre. En ce moment même, le château devait ressembler à une grosse chasse au trésor. Tant pis, lui avait du attendre presque dix ans pour le trouver, ce rubis étincelant. Eux pourraient patienter quelques heures.

Le matin. Encore.
Les deux amants n’étaient pas encore réveillés, ils étaient à l’ombre du bureau renversé, les protégeant ainsi des rayons du soleil entrant par la fenêtre. Leurs corps étaient couverts de débits de vêtements, féminins et masculins confondus, et leurs deux visages n’étaient qu’expression calme et légère. Les invités les avaient trouvés, mais c’est en vain qu’ils avaient cherché à ouvrir ou forcer la porte massive. Leur entreprise abandonnée, ils rentrèrent chez eux déçus et excités de cette nouvelle étrange et fracassante. Les gardes n’avaient pas pris la peine de surveiller la porte, le Roi devrait s’expliquer et sa nouvelle compagne de même, tôt ou tard. C’est d’ailleurs cette dernière qui se réveilla en première, ses yeux papillonnèrent quelques secondes avant que son regard ne se stabilise et qu’elle ne regarde Hermeien, assoupi à sa gauche. L’ombre d’un fugace sourire sembla apparaître sur son visage, mais ce ne fut qu’un mirage éphémère, et son existence même pouvait très bien être remise en cause. Elle caressa légèrement la jour du garçon, du bout de ses doigts fins, et contempla la pièce saccagée.

Il est temps de me retirer à présent, et de laisser le destin faire ce pourquoi il a été fait.


Dernière édition par Hermeien le Ven 24 Juin - 14:08, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Dim 19 Juin - 18:49

    Bienvenue sur le forum Fly, j'espère que tu t'y plairas et je te souhaites une très bonne continuation pour ta présentation. Si tu as la moindre questions n'hesites pas, si tu as besoin d'un parrain également n'oublie pas que nous sommes là pour toi !

    N'oublie pas de nous avertir de l'avancement de ta fiche heartt

    Cordialement,

    Aeriya.



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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Lun 20 Juin - 16:25

Bienvenue sur le forum ^^
En espérant que celui-ci te plaise.
Si tu as des questions n'hésite pas à nous les poser le staff est là pour ça.



Je suis un PNJ mais contrairement au Game Master, je suis bien un compte sur lequel on peut contacter le staff car j'en fait parti. Je ne fait pas de rp mais je suis du staff. ^^


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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Lun 20 Juin - 17:07

    Merci de l'accueil 8D.

    J'ai posté le caractère, ne manque plus que l'histoire. Cependant, je traverse une période d'examen, et je ne serais pas là en juillet - cause : un voyage familial - et il me sera impossible d'avoir accès à l'ordinateur... Si possible, pourriez vous lancer l'évent Airship sans moi pour le début ? +__+ Cela me gêne assez, mais il m'est impossible de faire autrement.
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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Lun 20 Juin - 18:04

Bienvenue à toi *O*
Bon courage pour ton histoire =)

Je pense pas que ça posera de problème ;) Ae' fera sans doute jouer Hermeien comme un PNG le temps de ton voyage :)
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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Lun 20 Juin - 18:10

    Coucou ^^ Aurais-tu des dates plutôt qu'une "tranche" d'absence ? Je ne pense pas que ça pose beaucoup de problème Vanille étant également absente en ce moment-même, mais j'aimerais tout de même des dates plus précises afin de pouvoir me fixer une date approximative d'évent ! Merci d'avance 009



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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Lun 20 Juin - 18:15

    Je pars du 3 au 20 Juillet, et du 4 au 14 Août ( en août, j'aurais peut être l'ordinateur ).

    Je termine cette présentation le plus vite possible, sachant que la semaine prochain, j'aurais un emploi du temps digne d'un ministre D8<.

    Lucyas - Merci 8D.
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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Lun 20 Juin - 18:19

    Okkk ! Merci d'avoir avertis, je note ça et lancerais certainement l'évent mi juillet (ce qui était prévu depuis un moment dans ma tête). Si tu as besoin d'un délais plus long n'hésites pas 020

    Ps: Je te donne les accès aux forums évents, tu auras toutes les informations des prochains évents, zone accessible par les personnages "importants" de l'histoire 004



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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Lun 20 Juin - 18:25

    J'aurais juste une question, pour le test Rp, je peux mettre quelque chose de déjà existant ? Sachant que c'est une nouvelle que j'ai écris début juin, elle ne date pas de trop longtemps, et ça vas me permettre de juste terminer l'histoire - qui sera déjà assez conséquente T_T -.

    Merci pour la partie évent (:.
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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Lun 20 Juin - 19:26

    Oui oui tout à fait, c'ets un test libre 020



Je voudrais tenter ma chance, j'ai besoin de changer d'air. Je veux entrer dans la danse, aller vers la lumière. La lumière de mon enfance, mettre fin aux mystères.

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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Lun 20 Juin - 19:55

Test rp

Par manque de place, je le met ici.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Ven 24 Juin - 14:12

    Juste pour dire que c'est... TERMINÉ.

    Enfin, bouclé en moins d'une semaine avec les exams en même temps, j'aurais bien gérer mon temps, of course.

    Je n'ai pas respecté tout à la lettre dans l'histoire, mais j'ai préféré réajuster en fonction de moi, sachant que c'est moi qui m'occupe de ce personnage x). Je n'ai pas parlé de la Rose Noire, je me suis surtout concentrée sur la relation avec Nactias, mais si je disais tout, je me retrouvais avec une vingtaine de pages word à écrire, préférant terminer la présentation avant le lancement de l'évent et mes examens... On vas dire que tout ça aura été crée dans la foulée \o/. Bon courage aux lecteurs ( a ).
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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Ven 24 Juin - 15:10

Bon c'est partit ^^

Merci pour la lecture :p
Je dois dire que je n'irais pas de reprocher d'avoir expédié l'histoire, il est vrai que tu ne t'es focaliser que sur la relation entre les personnages dommage que tu n'es pas parlé de la Rose noire.

Pour ma part tu es validé de plus ton test rp est très bien je trouve.
Mais attend l'avis d'un autre d'admin avant de jouer ^^



Je suis un PNJ mais contrairement au Game Master, je suis bien un compte sur lequel on peut contacter le staff car j'en fait parti. Je ne fait pas de rp mais je suis du staff. ^^


¤ Si tu révèle ton secret à l'arbre ne lui reproche pas de le révélé au vent.
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MessageSujet: Re: — ❝ Hermeien    Sam 25 Juin - 21:06

    Effectivement c'est dommage de ne pas avoir parler de la rose noire, mais je trouve ton histoire extrêmement bien ficelle, très proche de ce que j'ai voulu pour ce personnage. C'est avec grand joie que je te valide !


J'ai le plaisir de te validé(e) sur auroria dream Invité ! Afin de te guider tout le long de ton aventure voici quelques liens utiles;

FAQ du forum
Relationship & demande de rps
Réservation d'avatar
Liste des parrains
Animation(s) en cours

Nous te souhaitons, au nom du staff un très bon rp parmi-nous !



Je voudrais tenter ma chance, j'ai besoin de changer d'air. Je veux entrer dans la danse, aller vers la lumière. La lumière de mon enfance, mettre fin aux mystères.

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